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    Culture D'art

     

    Sur les chapeaux de roues

    S’établir en agriculture constitue en soi un énorme défi. Mélanie Roy et Samuel Rémillard l’ont fait en s’engageant dans trois exploitations en même temps! Samuel s’est joint à ses parents sur la ferme orientée vers le poulet, les grandes cultures et le bœuf. De son côté, Mélanie a entrepris un transfert non apparenté avec un producteur laitier. Et puis, Samuel et Mélanie ont uni leurs forces pour créer une entreprise de grandes cultures, baptisée « Culture D’ard ».

    Au premier abord, l’approche surprend et peut même dérouter. Elle s’appuie toutefois sur une habile stratégie. D’accord, que Samuel prenne la relève sur la ferme J.P. Rémillard allait de soi. Et que Mélanie veuille s’établir en production laitière aussi, car elle est fille de producteurs de lait. Mais difficile de prendre la relève sur la ferme de ses parents quand la ferme de son amoureux se trouve à plusieurs dizaines de kilomètres de lá! D’où l’idée du transfert non apparenté, qui se fait avec un producteur dont la ferme est voisine de celle de la famille Rémillard. Les deux partenaires ont pris une entente en vertu de laquelle ils se partagent la propriété du troupeau et du quota pour cinq ans. Au terme de cette période, en 2018, Mélanie rachètera les parts de son partenaire.

    Aussitôt réunis, les deux associés ont entrepris de prendre de l’expansion, si bien qu’après trois ans, les 32 kilos de quota du départ ont grimpé à 65. Pour pouvoir loger tous ces animaux, Samuel, qui est devenu entretemps actionnaire majoritaire de la Ferme J.P. Rémillard, a construit une étable à logettes dans laquelle Mélanie et son associé ont transféré leur troupeau laitier.

    La nouvelle étable visait aussi à améliorer la rentabilité de l’élevage grâce à des conditions de logement et de travail optimales. L’objectif a été atteint. «Le bâtiment se paie rien qu’avec les économies sur les coûts d’alimentation», constate un Samuel plus que satisfait.

    Qui dit expansion de troupeau dit besoins supplémentaires en fourrages et en grains. C’est ici qu’apparaît le rôle de Culture D’Ard, la ferme de grandes cultures copropriété de Mélanie et Samuel. C’est ici aussi que le FIRA est venu soutenir les projets du couple. Le Fonds a acquis 287 acres de terres dont 110 en culture, qu’il loue à Culture D’ard dans le cadre d’un contrat location-achat. «La formule de location-achat fait beaucoup notre affaire, explique Mélanie, parce qu’elle nous permet d’investir en priorité dans ce qui est le plus susceptible de générer des revenus rapidement, par exemple dans le quota. C’est un levier pour nous.»

    «On se sent comme chez nous même si on est locataire, poursuit la productrice de 25 ans. On a signé avec le FIRA un contrat qui nous sécurise pour 15 ans. Dans ces conditions, on n’a pas eu peur d’investir dans le drainage, l’érochage et le nivellement pour améliorer la productivité de la terre.»

    L’arrivée tout récente d’un troisième membre dans la famille, le petit Anthony, ne semble pas ralentir Mélanie et Samuel. Ceux-ci viennent d’amorcer un virage vers le lait biologique. «Le marché est bon, explique Mélanie, mais c’est aussi parce qu’on aime la philosophie de l’approche biologique, qui vise à prévenir les problèmes plutôt que d’utiliser des plasters.»

    En parallèle, le couple poursuit l’expansion du troupeau laitier en ayant à l’œil les terres du voisinage susceptibles de se libérer. «Il y aura un potentiel d’affaires formidable en agriculture au cours des prochaines années, lance Samuel. Beaucoup de producteurs approchent de la retraite et n’ont pas de relève. C’est sûr que l’agriculture est un domaine où l’on fonctionne avec un gros endettement, mais ça permet au fil des ans de se bâtir une capitalisation importante. Je ne connais pas d’autres secteurs aussi intéressants sur ce plan.»

     
    Rédaction et photos par André Piette
  • Une vision d’entreprise familiale... Bâtir une ferme laitière de plus de 300 chèvres! Open or Close
     
    Une vision d’entreprise familiale...
    Bâtir une ferme laitière de plus de 300 chèvres!
     
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    Située à Saint-Lambert-de-Lauzon, Stacy Patry élève un troupeau de chèvres laitières avec sa conjointe, Cindy Vallières. Ils ont signé une entente de location-achat avec le Fonds d'investissement pour la relève agricole (FIRA). Les 80 acres en culture et les bâtiments qui logent leur troupeau sont loués au FIRA, qui en est propriétaire. « C'est grâce à la location-achat que nous avons pu développer notre entreprise », dit Cindy d'un ton catégorique.
     

    Une surprise de taille…
    Il faut savoir qu'ils avaient commencé par louer la terre à son ancien propriétaire. Contre toute attente, après un an, celui-ci a décidé de la mettre en vente. Malheureusement pour le couple, il était exclu de l'acheter. « On n'aurait pas été à l'aise avec un tel endettement », raconte Stacy. Surtout qu'ils devaient déjà assumer l'emprunt qui leur avait permis au départ d'acquérir un troupeau de 240 têtes et d'adapter les bâtiments à l'élevage de chèvres.

    Un plan B ?
    Il aurait pu y avoir un plan B : construire une chèvrerie sur le terrain où se trouve leur résidence et acheter les fourrages au lieu de les produire. Mais, un bâtiment neuf aurait entraîné un endettement élevé… sans parler des risques liés à l’achat des fourrages.

    La location-Achat : « C'était pour nous la meilleure option et, en fait, peut-être la seule réaliste. »
    C'est une voisine qui leur a parlé du FIRA, encore peu connu en 2012. « Le directeur du FIRA, Paul Lecomte, est venu nous rencontrer avec un de ses collègues », raconte Stacy. « Il avait déjà pris connaissance de notre plan d’affaires. Il nous a posé mille et une questions et à la fin de la rencontre, il nous a expliqué comment il envisageait la situation et comment ça pouvait se conclure, c’est-à-dire par une location-achat. »

    « Ça a été pour nous un énorme soulagement de se faire dire "Tout est correct, cassez-vous pas la tête" », poursuit-il. « On avait presque de la misère à y croire. On avait déjà eu notre lot de belles paroles et de promesses non tenues ».

    Un partenaire qui a dépassé nos attentes !
    Exceptionnellement, c'est le FIRA qui s'est chargé de négocier l'achat de la propriété. Cindy et Stacy ont toutefois mis une condition à leur engagement « il ne fallait pas que le loyer dépasse un certain seuil » « Avec un loyer plus élevé, c'aurait été très difficile de rentabiliser l'entreprise ».
    Selon les modalités de la formule location-achat, ils ont la possibilité de racheter la ferme dans un délai maximum de 15 ans, après la signature du contrat. (Note du FIRA : cliquer ici pour prendre connaissance des modalités de la formule location-achat.)


    Cette année, cinq ans après leur démarrage, ils viennent de commencer à se verser un salaire. C’est une étape importante pour eux. Jusqu'à maintenant, ils comptaient uniquement sur le salaire que retire Cindy d'un emploi à temps partiel comme infirmière auxiliaire et sur la rente de Stacy à titre d'ancien militaire.
    Un rachat de la ferme ne figure pas dans leurs plans à court terme. Leur priorité actuelle est plutôt d'accroître leur troupeau pour atteindre 400 têtes, dont 250 chèvres en lactation. « On va grossir autant que nous le permettront nos installations actuelles », indique le détenteur d'un DEP en agriculture. Ils aimeraient également informatiser leur salon de traite pour disposer de données de production plus complètes.
    À plus long terme, le couple envisage de faire de la place à la relève. Le plus vieux de leurs quatre enfants, Christopher, 15 ans, manifeste déjà beaucoup d'intérêt pour la production caprine. Il songe à aller étudier à l'ITA de La Pocatière.

    Quel bilan font-ils de leur projet d'établissement après cinq ans?
    « En ce moment, je ferais plus d'argent en vendant des vis à la quincaillerie qu’en développant un élevage », répond Stacy sur un ton moqueur. Soulignons qu’ils remboursent l’emprunt de départ sur seulement sept ans.
    « On savait que ça allait être difficile les premières années. C'est un mode de vie qu'on a choisi.»
    Une réalisation sur la bonne voie! Bâtir une entreprise laitière de plus de 300 chèvres avec l’aide du FIRA.

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    Les Fromages du verger : élevage de brebis laitières
    Une entreprise soutenue par le FIRA et La Financière agricole du Québec
    (Reportage de l'émission Par-dessus le marché, 8 juin 2012)

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    Raphaël Vacher remporte la Bourse du FIRA 2014

    Vacher Raphael

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    Pure horticulture : des horticulteurs passionnés
    Une entreprise soutenue par le FIRA et La Financière agricole
    (Reportage de l'émission Par-dessus le marché, 1er juin 2012)